Une vraie colère

A l’unisson du mécontentement envers le gouvernement, nous assistons à une même explosion de reproches lancés à la majorité municipale.

 

Colère des habitants envers la propreté de nos rues dans la plupart des quartiers.

 

Colère des habitants de la dalle Avenue Anatole France qui malgré les réunions et les nombreuses promesses de la mairie ne peuvent que constater l’augmentation des incivilités et du mal vivre quotidien que ce soit de jour ou de nuit.


Colère des habitants d’une résidence des Gondoles qui, ne sachant plus à qui se vouer, s’organisent en association pour faire face aux nombreux cambriolages dont ils sont victimes.


Colère des habitants du Quartier du Port qui voient leur espace sous l’emprise des dealers et des casseurs qui s’en prennent à leur parking.

 

Colère de ces mêmes habitants qui se voient méprisés par le maire et ses adjoints lors de la soirée de présentation de l’Agenda 21 dans la salle du Royal.


En effet, bien que la publicité et les invitations parvenues aux Choisyens demandaient à tous de venir nombreux afin de débattre, le maire et ses adjoint(e)s présent refusèrent le dit-débat et interdirent toute question malgré les protestations véhémentes des présent(e)s.


Ils opposèrent la fatigue et les nombreux débats précédents pour justifier leur décision. Ceci n’est pas recevable car c’est bien la municipalité qui a choisi le jour et l’heure : un samedi à 18h.


Nous comprenons la fatigue des employés présents toute la semaine à l’exposition de l’Agenda 21 et nous aurions compris qu’ils demandent à rentrer chez eux. Ce critère aurait dû être pris en compte par la municipalité avant de faire déplacer les habitant(e)s.

 

Nous pensons que les élus de la majorité se doivent de tenir leurs promesses, d’assumer leurs décisions, d’honorer de leur présence la fin des débats qu’eux-mêmes décident et organisent quoi qu’il leur en coûte.


Ceci est une marque élémentaire de respect de la démocratie envers toutes celles et tous ceux qui se déplacent, qu’ils partagent ou pas les idées du maire et de ses adjoint(e)s.


Peut-être que la visite des Vietnamiens dans notre ville réveille une idéologie pas très glorieuse dont on nous dit pourtant qu’elle appartient au passé.


Enfin, pour répondre aux menaces et aux pressions des adjoints de la majorité qui trouvent populiste ma position sur le cumul des mandats, je leur réponds que je maintiens mes dires et qu’il est scandaleux de cumuler des salaires et des postes comme le débat national nauséabond qui nous est offert par les soi-disant élites politiques le démontrent, faisant là encore monter la colère de nos concitoyens.


Tonino PANETTA, conseiller municipal, président du groupe UCA.